22.09.2007

Pourcentage ou pilotage ?

Majes-tueuses et clinquantes dans la large avenue qui relie la mairie à la mer, elles ont écarté tavernes et commerces populaires. Un bar qui ferme, une librairie qui s'en va, et rapidement l'une de leurs enseignes vient décorer la rue pavée de rose.

medium_BateauParadis.pngGrâce à leurs bénéfices record, les banques améliorent leur pignon sur rue, et prennent possession des plus belles rues de la ville, reléguant habitants et autres commerces dans les ruelles plus sombres, coincés entre voitures façades défraichies. À côté d'elles, il n'y a de place que pour les agences immobilières et les boutiques de luxe ...

Faut-il applaudir à leur réussite économique ou les accuser de vol ? Sont-elles libres de mettre l'argent où elles veulent ou peut-on infléchir leurs choix ?

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